Logements

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Les Campanules, Gollion

SITUATION / CONCEPT

Un hameau qui grandit. Dans le petit village de Gollion situé au-dessus de Morges, à égale distance entre Lausanne et Cossonay, la commune était propriétaire d’une parcelle de plus de 13’000 m2.
Elle a cherché un partenaire-investisseur afin de valoriser cette parcelle tout en gardant un droit de regard sur le futur projet qui allait augmenter sensiblement la population du village. Après avoir trouvé un partenaire en la coopérative Cité Derrière, un concours d’architecture a été lancé en 2008 sur cette parcelle dont le périmètre est aussi grand que le centre du village.

Le quartier d’habitation “Les Campanules” propose un programme mixte avec un immeuble de huit appartements locatifs, deux bâtiments d’un total de 30 logements destinés à la vente en PPE et une construction comprenant 17 logements protégés. Une dernière réalisation destinée à des activités pourrait encore venir agrandir le quartier. Les habitations, labellisées Minergie®, sont implantées en amont de la parcelle, côté route de Vullierens. Le reste de la parcelle est aménagé en vaste verger accessible à tous avec une place de jeux et une zone réservée pour des jardins potagers. Ces divers espaces favorisent les contacts et les échanges entre les habitants. Un parking souterrain relie les éléments bâtis, excepté celui abritant les appartements protégés.

PROJET

La ferme villageoise réinterprétée. Les architectes ont réinterprété la ferme vaudoise, proposant des éléments bâtis massifs aux grands volumes et une toiture imposante afin de rester dans le caractère architectural du hameau de Gollion. En plus d’une volumétrie qui s’apparente à celle d’une ferme, l’implantation  s’en inspire également. Comme dans les anciennes fermes, on retrouve un long couloir qui mène de la cour au verger. Ainsi les logements sont traversants. Depuis la cour, la cuisine et le séjour offrent une vue directe sur le verger. Cet axe transversal a guidé le reste des volumétries intérieures.

Le traitement des façades rappelle aussi les fermes d’autrefois. Elles sont recouvertes de lamelles en bois pré-vieillies qui leur donnent un aspect grisé. Les toitures sont en ardoises de couleur naturelle. Elles sont découpées, mais travaillées de manière à offrir une continuité visuelle à l’image d’une ligne de crête que l’on verrait au loin.

Un des éléments incontournables du projet est la présence de balcons loggias intégrés dans la toiture. Pour ne pas couper la ligne visuelle du pan de toit qui descend très bas sur la façade, les balcons sont partiellement couverts par des chevrons métalliques imitant l’effet visuel d’une pergola et reflétant un jeu d’ombre intéressant à l’intérieur de la pièce. La toiture se composant de plusieurs facettes de différentes tailles et inclinaisons, la charpente a nécessité un travail méticuleux. Chaque lame présente un profil différent. Pour certaines, elles sont également légèrement courbées. Chaque pièce a été réalisée à l’avance ce qui demande une extrême précision de la part du charpentier. Tous les éléments ont étés montés sur place tel un jeu de meccano s’emboîtant au fur et à mesure. Cette géométrie particulière de la toiture se ressent dans les combles, dont les espaces sont très généreux. Par endroit, les volumes atteignent sept mètres de hauteur.
Le système de chauffage offre également une particularité rurale. Des conduites ont été installées depuis l’exploitation agricole en aval de la parcelle pour réaliser un chauffage à distance, alimenté par de la biomasse, c’est-à-dire avec les restes de nourriture des restaurateurs. Le projet présente ainsi un bilan écologique extrêmement favorable.