SITUATION/PROGRAMME
Ancien atelier mécanique. Le bâtiment se situe sur la rive droite, à l’amont de la Gare CFF de Cornavin, entre la rue de Lyon et la rue de la Servette. Anciennement, le quartier accueillait diverses activités semi-industrielles et artisanales, et l’édifice de la rue Voltaire 7 illustre clairement cette affectation aujourd’hui reconvertie en espaces de logements.
La possibilité de moderniser le bâtiment ayant été étudiée, il est apparu qu’il serait possible d’envisager de surcroît une surélévation offrant un volume supplémentaire, hautement appréciable dans ce site urbain en évolution. Avec une emprise au rez-de-chaussée assez limitée -379 m2- la construction prend son assise sur un sous-sol et s’étage sur huit niveaux au-dessus du rez-de-chaussée, bénéficiant d’une surélévation de quatre étages plus un attique.
Ainsi agrandi, le bâtiment permet d’offrir treize appartements et une arcade commerciale, représentant respectivement le 95% et le 5% du volume total de la construction. Ce dernier présente dès lors 4’092 m3 SIA pour une surface brute de planchers de 1’748 m2.
Deux places de parc complètent le programme et trouvent encore place à l’intérieur, au bénéfice d’un accès de plain-pied.
PROJET
Quatre étages de surélévation plus attique. Le bâtiment d’origine présente le caractère typique des anciennes constructions industrielles, dotées de larges fenêtres qui rythment la façade sévèrement et de façon répétitive, marquant clairement la fonction.
Le quatrième étage se distingue par un standard modulaire différent, lié à une affectation administrative, voire à un logement de fonctions. La surélévation de quatre étages a pu se faire moyennant dépollution préalable du site et reprise en sous-œuvre limitée au périmètre de l’annexe, à partir de laquelle se développe la cage d’escalier.
Les nouveaux étages, rapportés sur la périphérie porteuse d’origine, sont construits en béton armé, les locaux en attique étant conçus de façon à limiter les charges.
Ainsi, l’aspect général du bâtiment rehaussé, loin de tendre à l’harmonisation des composantes, met au contraire en évidence, d’une part le bâtiment d’origine et d’autre part, les niveaux rapportés qui se distinguent par un bardage en fibrociment coloré. Les quatre étages supplémentaires s’affirment ainsi clairement et reprennent la modénature de base pour offrir des larges vitrages qui s’ouvrent sur le paysage urbain et plus loin, sur l’arrière-plan montagneux.
Le volume d’attique, en raison de son caractère plus ouvert et de l’espace limité dont il dispose, ainsi que pour les raisons techniques évoquées plus haut, bénéficie d’une structure en métal encadrant de larges baies vitrées. Ce mode constructif permet de bénéficier d’un très beau dégagement et de lier visuellement les volumes intérieurs et la généreuse terrasse. Enfin, l’annexe est également rehaussée pour permettre d’établir une bonne liaison verticale intérieure entre volumes du bas et volumes du haut.









