Villen

22/1996

Andere

SITUATION/CONCEPT

Proche des rives du lac Léman.

A Cologny, une villa aux courbes résolument contemporaines offre une vue surprenante sur le massif du Jura. Le quartier est calme, blotti dans un écrin de verdure, avec des essences d’arbres d’un grand âge.

En 2010, le bureau K architectes à Carouge imagine une villa pour ce quartier où deux volumes viendraient s’imbriquer l’un dans l’autre. Le premier volume, en forme de L, accueille les chambres à coucher. Le deuxième volume, en forme de U retourné, abrite le séjour, la cuisine et la salle à manger. Pour renforcer l’effet visuel de deux lettres s’imbriquant l’une dans l’autre, le L possède de grands porte-à-faux dont l’intérieur est recouvert de lames de bois.

Ces porte-à-faux, que ce soit au niveau du séjour ou des chambres, créent par la même occasion des terrasses abritées et totalement intégrées au projet. Pour habiller la structure extérieure, de la pierre noire originaire d’Italie a été choisie.

Les lignes verticales et horizontales de la villa créent un dialogue dont le fil rouge est représenté par de larges baies vitrées apportant à l’intérieur un maximum de lumière. En sous-sol, un garage abrite les voitures.

PROJET

Volumes imbriqués.

La force du projet est entre autre marquée par une distinction nette entre le côté cour et le côté jardin. Les façades ont ainsi été abordées de manière différente. Côté cour, l’effet visuel principal est une façade entièrement en bois, dont l’essence est de l’orme. Par la disposition de fines lamelles en bois, selon la technique d’un claustra, la vision de jour depuis l’extérieur vers l’intérieur est stoppée par la façade. À l’inverse, de nuit, le claustra laisse filtrer la lumière à l’extérieur, tout en ne permettant de voir que de légères ombres. L’intimité des propriétaires est ainsi maintenue. Ce claustra est une sorte de tableau jouant en permanence avec l’ombre et la lumière. Toujours côté cour, on accède à la porte d’entrée par une passerelle en verre qui surplombe une petite cour aménagée en jardin japonais.

La sobriété du lieu est rendu chaleureuse par le bois qui reprend la palette des teintes acajou. À l’intérieur, le bois a également été privilégié au sol à l’exception de la cuisine et de la salle à manger où la pierre refait son apparition.

Côté jardin, c’est le vert et l’ouverture sur les cimes du Jura qui prédominent. La priorité à été donnée aux diverses terrasses et loggias créées par les porte-à-faux, sans compter une piscine à débordement qui sort du sol et qui devient par la même occasion un objet à part entière. Tout en longueur, elle vient lécher les baies vitrées du séjour pour se terminer par un pédiluve, un bassin d’eau peu profond. Des pas japonais traversent la largeur du bassin pour permettre l’accès entre les deux terrasses.