Le projet combine trois interventions : la rénovation d'un bâtiment existant, son extension sur l’un des pignons et une surélévation, afin de densifier la parcelle.
UN EXISTANT À REVALORISER
À rebours d’une table rase encore trop fréquente, le projet Communet 3, initié par Losinger Marazzi, illustre une approche de régénération urbaine fondée sur la transformation de l’existant. L’intervention s’appuie sur un immeuble des années 1980, conservé et requalifié, dont le potentiel constructif et énergétique est pleinement valorisé.
DENSIFIER SANS DÉMOLIR
Plutôt que de démolir, le projet mobilise trois leviers complémentaires : rénovation de l’enveloppe, extension latérale et surélévation d’un niveau. Cette stratégie permet de densifier la parcelle, faisant passer le nombre de logements de 14 à 27, tout en limitant l’impact environnemental. La conservation de la structure préserve le CO2 déjà investi dans la construction initiale et réduit le recours à de nouvelles ressources, dans une logique de sobriété carbone.
L’enjeu architectural consiste à unifier l’ancien et le nouveau, afin que la transition entre les parties existantes et les ajouts paraisse naturelle, sans créer de juxtaposition artificielle. La dépose de la toiture d’origine à quatre pans au profit d’une toiture plate, l’harmonisation des façades et la requalification des balcons renforcent cette cohérence et inscrivent le bâtiment dans un dialogue avec le quartier.
CONSTRUIRE BAS CARBONE
La rénovation énergétique de l’enveloppe – isolation périphérique et remplacement des fenêtres – améliore sensiblement les performances du bâtiment. L’ensemble est labellisé Minergie, avec un complément Eco pour les parties nouvelles. Le recours à des matériaux à faible impact, notamment le béton bas carbone et les granulats recyclés, limite les émissions liées à la construction à environ 5 kg CO2 / m² / an.
HABITER LE CHANTIER
Réalisé en site occupé, le projet a maintenu les locataires pendant les travaux. Un phasage précis et une coordination fine ont concilié contraintes techniques et qualité d’usage. Cette dimension sociale s’inscrit dans une approche globale de la durabilité, intégrant la stabilité des loyers existants et l'introduction de logements d’utilité publique (LUP).
QUALITÉ D’HABITAT
En surélévation, chaque logement bénéficie d’un puits de lumière, apportant un confort accru grâce à une lumière naturelle généreuse. Associée aux vues dégagées, cette qualité spatiale a favorisé une mise en location rapide.
Au-delà de la performance énergétique, le projet démontre la pertinence d’une densification douce, capable de répondre aux besoins actuels sans effacer l’existant. En articulant transformation, extension et surélévation, l’opération propose un modèle reproductible de régénération urbaine.






