Bâtiments administratif et commerces

Bâtiments administratif et commerces

"Aux Armourins", Neuchâtel

HISTORIQUE / SITUATION

Revaloriser un site clé en ville de Neuchâtel. Situé en plein centre-ville, le site, qui réunit trois bâtiments appelés “Armourins”, “Hôpital” et “Coquillon”, a subi un lifting complet. Le premier avait été construit vers 1953 et n’avait aucune valeur architecturale reconnue, bien au contraire, il trompait même le passant par sa fausse authenticité. L’”Hôpital”, situé au nord, a quant à lui été détruit puis reconstruit en 1957. Son rez-de-chaussée a été réaménagé en 1992 et une corniche a été ajoutée en 1961. Le dernier bâtiment “Coquillon”, situé à l’est, a aussi fait l’objet d’une transformation intérieure en 1953, si bien que les niveaux des fenêtres ne correspondaient plus aux étages. Toute cette problématique a amené à repenser l’ensemble, à démolir certaines parties et à en rénover d’autres.

PROGRAMME / PROJET

Touche d’originalité et de modernité au centre-ville.  Le bâtiment “Armourins” a été entièrement détruit puis reconstruit de manière contemporaine et intégrée. Le nouveau bâtiment comprend un sous-sol qui sert de halle de stockage et de vestiaire. Il compte aussi les caves ainsi que les locaux techniques. Il est composé de deux étages de grande hauteur pour abriter le commerce principal, un magasin international de prêt-à-porter. Il propose en outre un étage de bureaux de plain-pied avec une terrasse intérieure. Les trois derniers étages, dont deux sous toiture, sont voués aux logements. Sept des neuf logements disposent de loggias privées et d’une grande terrasse commune.

Le bâtiment “Hôpital”, qui donne sur la rue de l’Hôpital a
été légèrement transformé. Il comprend un rez-de-chaussée commercial et 4 étages de bureaux (reconvertibles en logements) puis 2 étages sous toiture transformés en logements, dont 1 duplex et 1 studio. Enfin, “Coquillon”, en face du Temple du Bas, a également été transformé, ce qui a permis une mise aux normes de la police du feu. Il compte 3 étages commerciaux, un étage de bureaux et un étage qui regroupe toutes les techniques des trois bâtiments. Sur les trois anciens bâtiments, seul les “Armourins” a été entièrement détruit et reconstruit. Cette construction a été réalisée à l’aide d’une paroi micro-berlinoise afin d’éviter tout déplacement des terrains avoisinants. Il est fondé sur un radier général et sa structure porteuse est en béton armé coulé sur place à l’exception des piliers qui sont préfabriqués.

Le local VITEOS, vestige de l’ancien bâtiment et élément vital pour l’alimentation d’un quartier de Neuchâtel, a pu être conservé grâce à une déviation de charge. La particularité de ce bâtiment est que sa toiture suspend les charges des dalles inférieures pour permettre le porte-à-faux et minimiser les points porteurs.
Dans la zone ouest de “Coquillon”, la réalisation des nouveaux refends sismiques s’est faite à l’aide de micropieux. Du côté est, les fondations des nouveaux murs sont des semelles filantes. La structure porteuse est constituée de dalles en béton et un voile en béton armé a été réalisé au 4ème étage afin de limiter les déformations des dalles. Le système porteur de l’”Hôpital” est composé de dalles nervurées en béton armé qui s’appuient sur des séries de profilés métalliques. Il est constitué de deux murs mitoyens est-ouest qui reprennent l’ensemble des charges.

Au final, plusieurs défis ont été relevés, comme l’organisation d’un chantier en pleine zone piétonne à Neuchâtel, ainsi que la démolition lourde, soignée et délicate d’un bâtiment au milieu d’un tissu urbain moyenâgeux. Le tout en essayant de causer le moins de nuisances possibles au voisinage et aux passants.