Logements

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Résidences Pont-Rouge, Lancy

HISTORIQUE / SITUATION

Des atouts cumulés. Longeant une forêt bordée par l’Aïre, le terrain de 4’580 m2 jouxte l’immense projet PAV (Praille-Acacias-Vernet), opportunité de développement unique pour le canton où une zone industrielle et artisanale se transformera dans les prochaines années en un nouveau centre urbain mixte, ouvert et convivial.

A priori contradictoires, les singularités de cette parcelle rendent le site attrayant à de nombreux égards. Située sur la commune de Lancy, cette belle surface bénéficie ainsi d’une situation à la lisière de deux réalités géographiques: en rapport direct avec un quartier dense aux enjeux urbanistiques énormes et, dans le même temps, en lien étroit avec une nature paisible et préservée.

La morphologie très pentue du terrain (on compte près de quinze mètres de dénivelé entre le haut et le bas de la parcelle) et son ouverture vers le sud marquent fortement le rapport au grand paysage, au pied d’une zone urbaine en pleine mutation et avec d’impressionnants dégagements jusqu’au Salève.

PROGRAMME

“Faire avec”. Le potentiel offert par le droit foncier propre à la zone villas est défini par la surface de la parcelle. Tout le projet doit composer avec les contraintes légales et la topographie particulière du terrain. Mais alors que les possibilités semblent limitées, l’ensemble bâti tire un parti habile de l’existant, transformant chaque difficulté en atout.

Les distances minimales aux limites de zones ordonnent une implantation en longueur au nord de la parcelle, imposant de construire dans un relief en forte déclivité. Les quatorze logements prévus sont très proches du réseau viaire. En simplex ou en duplex, variant de 100 à 190 m2, ils s’inscrivent avec harmonie dans la pente et se retrouvent suffisamment éloignés des composants naturels du site -forêt et rivière- pour en préserver toutes les qualités.

Les caves des anciens bâtiments démolis ont été maintenues et le nouveau garage souterrain s’inscrit dans le terrain, sans rampe. Chaque unité d’habitation jouit d’un jardin privé, ce qui n’empêche pas la présence de larges espaces extérieurs collectifs.

PROJET

Une souplesse organique. Le projet ne résulte toutefois pas seulement d’une stricte application légale ou d’une simple volonté de profiter des éléments en place. La morphologie du volume et son expression entendent s’affirmer avec clarté, comme des réponses fortes aux questions posées par les spécificités paysagères et naturelles du site.

Épousant avec douceur les courbes du terrain, le plan fragmenté présente l’avantage de former un volume compact dont ni la masse générale, ni l’importante longueur ne sont perceptibles dans leur ensemble. L’effet “barre” rompu, le projet montre l’assemblage maîtrisé et compact d’habitations autonomes, en rupture avec les villas traditionnelles ou l’immeuble standard. Avec un traitement stylistique nettement marqué, le bâti en cascade offre encore un jeu intéressant de combinaisons pour les aménagements extérieurs, entre pleins et vides, entre espaces privatifs et zones communes.
L’expression clairement contemporaine de l’ensemble, les toitures plates végétalisées et le bardage en bois des façades achèvent de donner à la réalisation son identité singulière.

Celle-ci se distingue manifestement de la production habituelle qui caractérise la zone villas, en même temps qu’elle tend à se confondre avec une certaine retenue dans la nature environnante.

Sans compromis, le projet réussit le pari d’une insertion douce et élégante dans un périmètre hybride, à la fois proche de la forêt et de la ville.

Avec un gabarit maximal de trois niveaux, ses typologies traversantes et généreuses permettent à chaque logement de bénéficier des qualités de la villa individuelle, sans privatisation excessive des espaces et sans exclure la notion d’“ensemble” et ses atouts collectifs.