SITUATION/PROGRAMME
Eléments historiques à préserver. Magnifique témoin de son époque, construit par l’architecte Marc Camoletti entre 1907 et 1910, ce bâtiment du centre-ville genevois présente une allure monumentale et contribue au caractère du site dont il est un des éléments majeurs.
En bordure du Quai de la Poste, le long du Rhône, l’immeuble se développe sur quatre niveaux au-dessus du rez-de-chaussée, combles inclus. Occupé par quatre locataires différents, le bâtiment accueille exclusivement des fonctions administratives et le programme de rénovation exige le maintien des activités pendant toute la période de travaux.
Ces derniers concernent l’enveloppe de la construction, soit la toiture, les vitrages et les stores. Compte tenu de l’importante valeur patrimoniale de l’édifice, les mesures de rénovation ont du faire l’objet d’accords avec la commission des Monuments et Sites dont les directives, qui figuraient au programme, ont dûment été reportées sur la réalisation.
PROJET
Maintien des activités, y compris dans les combles. Elément majeur de l’opération, la réfection du toit a conduit au montage d’une toiture provisoire de 1’400 m2, portée par un échafaudage complexe pour épouser les formes et saillies du bâtiment tout en gardant les accès et distances réglementaires aux éléments à travailler.
De cette manière, la restauration totale a pu s’effectuer dans des conditions qui satisfont aussi à l’obligation de maintenir les locataires dans la place, notamment celui qui occupe les combles aménagées en surfaces administratives ouvertes dans lesquelles cinquante personnes travaillent au téléphone. C’est dire que la problématique d’ensemble porte pour un tel ouvrage, autant sur la question logistique que sur celle des choix techniques de mise en œuvre et de matérialisation.
Dans le cas d’espèce, la couverture dans son intégralité a été déposée et remplacée par des tuiles neuves, seule une partie des tuiles existantes ayant pu être conservée pour réutilisation. Quatre poinçons de toiture hauts de 3.60 m sont également posés. Les ferblanteries très particulières ont été reproduites à l’identique. Les verres existants sont remplacés par des doubles vitrages montés sur des cadres en chêne adaptés, en respectant toutefois les règles constructives et l’image d’origine. S’ajoutent à ce dispositif des stores en toile, admis par la commission des Monuments et Sites.
En bilan final, l’opération permet de retrouver une excellente image architecturale, tout en offrant une enveloppe de qualité, susceptible de garantir un meilleur confort et des conditions d’exploitation économiques, avec un coefficient global d’isolation drastiquement amélioré. Compte tenu des contraintes nombreuses liées au caractère particulier de ce projet, les travaux se sont effectués dans un délai inférieur à une année, bénéficiant ainsi d’études et de préparations minutieuses.




