HISTORIQUE/SITUATION
Axe principal d’entrée en ville. Localisé dans le quartier des Charmilles, l’immeuble en question fait face au parc de Geisendorf. Il participe à l’ensemble des constructions qui relie la rue François-Ruchond à la rue Daubin en formant l’alignement de la rue de Lyon, un des axes principaux d’accès à la ville. L’expression présente un contraste, avec un côté monumental sur rue et un autre, sur cour, fortement dépouillé, travaillé dans son volume avec une partie centrale asymétrique légèrement avancée. Sur l’arrière, la cage d’escalier s’extrait aussi de l’alignement de la façade pour donner un élan vertical à l’immeuble.
Le bâtiment est l’oeuvre de Th. Cosson qui l’a réalisé au début de ce siècle (1913-1914). Hormis l’installation d’un ascenseur après guerre et quelques travaux d’entretien courant, cet immeuble n’a pas subi de transformation ou de rénovation importante.
PROGRAMME/PROJET
Quatre sortes d’interventions. Après une analyse attentive, des signes de dégradations, sans être alarmants, démontraient la nécessité d’une remise en état. Suite à l’acquisition par la Fondation, une réflexion globale a été effectuée et un premier constat a déterminé que les caractéristiques de ce bâtiment, de même que la typologie des appartements, étaient suffisamment intéressantes pour ne pas nécessiter de transformations importantes. Les travaux proposés dés lors ont été définis en quatre catégories:
Réfection de l’enveloppe (façades et toiture).
Réfection des installations de chauffage, sanitaire, électricité et ascenseur.
Transformation légère des appartements, cuisine et locaux sanitaires.
Aménagement de deux appartements dans les combles.
Si la rénovation des installations sanitaire, électricité et ascenseur a trouvé une réponse dans une intervention “classique”, l’option prise pour le chauffage est relativement peu courante: l’immeuble étant dépourvu d’installation centrale, on a tout d’abord pensé à l’équiper. Etant donné les inconvénients dûs au passage des conduites et la perte de place dans les combles - dont l’aménagement en appartement devait être pris en considération - la solution d’équiper chaque appartement d’un générateur mural avec production d’eau chaude au gaz naturel a été retenue. Cette formule présente en outre l’avantage de simplifier le décompte individuel devenu récemment prescrit par une loi fédérale. De plus, ce système répond aux voeux des locataires. Le volume considérable des combles, qui était sous-utilisé, a permis la création, sans modification profonde de la toiture, de deux appartements de 4 et 5 pièces. La difficulté, souvent rencontrée dans les bâtiments anciens, lors de l’aménagement des combles, réside dans la prise de jour en toiture. La création de lucarnes côté cour ne pose pas de problèmes ni dans la volumétrie du bâtiment, ni dans l’harmonie de la façade. Toutefois, côté rue, la volumétrie et la caractéristique de la toiture imposaient un traitement approprié. La création de verrières sur les retours de l’avant-corps, complétés de châssis judicieusement disposés, a permis d’obtenir une grande clarté dans chacun des appartements. L’intégrité de ces grands pans de toiture n’a pratiquement pas été altérée.

