Rénovations

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La Villa Chavrot, Chêne-Bougeries

HISTORIQUE / SITUATION

Une réhabilitation sur concours. Édifié en 1910, le corps bas du bâtiment est à l’époque un “Établissement pour névropathes” tenu par le Dr Charvot. Environ dix ans plus tard, la partie qui comporte une tour, abritant un logement, est adjointe au pavillon. Au fil des années et des transformations, la construction propose des locaux peu propices à une réhabilitation et demeure inoccupée, à l’exception de l’aile Sud. 

Avec l’augmentation des effectifs des services publics de Chêne-Bougeries, la Commune lance en 2008 une procédure de concours sur invitation afin de transformer la villa Charvot, située à proximité directe de la Mairie et de ses annexes. Construite dans le Parc Stagni qui forme, jusqu’au début du 19ème siècle une propriété de 34’000 m2, la villa Charvot fait partie d’un ensemble pavillonnaire formé par les constructions communales. 

La proposition des architectes de maintenir l’intégralité de l’enveloppe du bâtiment existant en respectant l’unité phraséologique des bâtisses environnantes et de réorganiser l’espace et les accès de façon rationnelle en tirant parti des systèmes préexistants, séduit le jury.

PROJET / PROGRAMME

Seul l’escalier central marque une intervention contemporaine.

Si l’enveloppe n’enregistre pas de modifications majeures, la toiture, nettoyée des cheminées et autres excroissances ajoutées au fur et à mesure des transformations du 20 ème siècle, retrouve sa pureté initiale. Des tabatières, identiques à l’existant, sont ajoutées sur les plans de toiture Nord-Ouest afin d’apporter de la lumière naturelle. Seule la façade arrière subit une modification cosmétique liée à l’utilisation des locaux, une plate-forme d’accès comprenant une petite terrasse pour la cafétéria y est adjointe, ainsi qu’une rampe pour les personnes à mobilité réduite. 

Le système de distribution horizontal préexistant, désorganisé par les transformations successives, est remis en valeur. Reliant les deux ailes de bâtiment, il est réhabilité en tant qu’axe principal. L’ancien escalier ne pouvant être mis aux normes incendie, et sa position ne permettant pas une circulation optimale vers l’ensemble des locaux, un nouvel escalier est créé au centre de cet espace reliant les deux ailes du bâtiment, devant l’entrée principale. La cage de l’escalier central devient l’intervention spatiale majeure du projet et matérialise clairement un traitement contemporain. Les surfaces utiles des ailes Nord et Sud restent peu touchées en dehors de certains galandages. 

Une réfection des parquets et des boiseries originelles est réalisée. Le programme contenu dans le cahier des charges de la commune a été intégré dans la volumétrie existante. Au sous-sol sont installés des locaux techniques usuels ainsi que des locaux d’archives en condition climatique contrôlée. 

Le vide sanitaire situé sous l’aile Nord est repris, en sous-œuvre, pour créer des surfaces d’archivage additionnelles, travaux rendus singulièrement complexes par la présence d’une nappe phréatique locale. Au rez, se trouvent le hall d’entrée qui conduit au diverses surfaces administratives, la cafétéria, les bureaux de la sécurité municipale, des affaires culturelles, et de l’archiviste. Au premier étage sont installés les services techniques communaux et au deuxième étage, un local ne nécessitant pas la lumière du jour directe est aménagé dans les combles de l’aile Nord. La particularité technique de l’intervention sur cet ouvrage a consisté à intégrer tout le CVSRE dans les différentes compositions constructives afin de le rendre invisible. Le chauffage à distance, branché sur une centrale à bois, ainsi que la totalité du concept énergétique ont valu au pavillon restauré le label Minergie souhaité par la Ville de Chêne-Bougeries.