HISTORIQUE/SITUATION
L’immeuble a été construit dans la seconde moitié du XIXe siècle. Il occupe la surface de cinq parcelles médiévales regroupées. Il a subi plusieurs transformations au fil des ans. Les petits logements sont devenus plus grands et le rez-de-chaussée a été aménagé en 1977.
L’ensemble bâti est constitué d’immeubles aux gabarits et proportions variés, répartis selon un rythme parcellaire irrégulier. Son architecture mineure, caractérisée par une diversité dans les toitures, dans les niveaux de corniches et bandeaux, ainsi que dans le traitement des façades, contraste avec les qualités architecturales des demeures patriciennes et bourgeoises de cette partie de la ville. La cage d’escalier, dont le volume est généreux, est largement éclairée. Elle est exprimée, dans l’axe central de la façade nord, par des ouvertures jumelées à arcs en plein cintre, surmontés d’un fronton en toiture.
PROGRAMME
Restauration lourde pour un immeuble protégé. L’état de salubrité ainsi que la typologie des logements a nécessité une restructuration complète du bâtiment. Un programme strictement respectueux du style de l’immeuble a été défini, tout en y incluant l’apport de techniques constructives modernes. Le programme ainsi conçu comprenait le ravalement complet de la toiture et partiel des façades, la transformation des logements à tous les niveaux et la création de bureaux au rez-de-chaussée et au premier étage sur un demi-niveau. Ces mesures permettent d’inclure dans l’enveloppe inchangée de 7’460 m3 SIA, 1’600 m2 de surface de plancher brute comprenant des bureaux 203 m2, 2 appartements de 3 pièces et 8 appartements de 5 pièces.
PROJET
Interventions adaptées aux nouvelles affectations. Les façades de la construction ont été réhabilitées, les pierres dégradées changées, d’autres réparées, le crépi à la chaux entièrement refait après piquage de l’ancien. On a procédé à la rénovation complète de la toiture avec ses lucarnes, dont les dimensions ont été respectées. Une partie du solivage a dû être changée. Pour ce faire, les planchers et la chaille ont été déposés, une chape collaborante a été exécutée pour améliorer la statique des planchers ainsi que l’acoustique. L’installation de technique CVS est entièrement neuve et des dispositions d’isolation phonique ont été prises. On a, par ailleurs, renoncé à une isolation thermique intérieure compte tenu de l’épaisseur des murs de façades et de l’inertie thermique en résultant.


