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Waadt

HISTORIQUE/SITUATION

Achèvement de la deuxième étape d’un chantier ouvert en 1973.

Le projet représente la huitième phase du transfert de l’EPFL à Ecublens et marque la fin de la deuxième étape de cette entreprise considérable, initiée au début des années septante.

Les édifices qui constituent cette nouvelle tranche de travaux, le bâtiment de microtechnique (BM) et son extension (EM), le bâtiment polyvalent (BP), ainsi que la deuxième partie, actuellement en construction avec les services généraux (SG), le bâtiment des instituts (AI) et les ateliers (AA) résultent d’un concours international d’architecture jugé en septembre 1993 et mis à exécution après passage des traditionnelles étapes administratives, budgétaires et politiques, dès fin 1994 et fin 1996.

Le tout début de l’année 2000 a marqué l’inauguration du bâtiment de microtechnique.

Le bâtiment de microtechnique fait partie d'un ensemble bâti " Le Quartier Nord ". Il n'existe qu'en relation avec le bâtiment polyvalent et les autres bâtiments en cours de réalisation, dont il partage les règles de composition focalisées sur l'espace public. En fait, le BM se reconnait comme l'épine dorsale majeure de ce nouveau quartier. Ses 180 mètres de long devraient se prolonger comme "bâtiment-pont" par-dessus les voies du TSOL, jusqu'à saisir l'autre côté de la gare.

L'idée maîtresse du projet est l'ensemble du Quartier, définissant ainsi des espaces extérieurs avec une forte connotation urbaine : l'axe nord-sud, reliant la gare du TSOL à l'Esplanade, qui engendre la Rue Nord définie par le bâtiment polyvalent et le bâtiment de microtechnique, ainsi que la Place Nord limitée à l'ouest par les Services Généraux et au sud par la barre des Instituts.

Le BM se pose aussi comme volume-limite de la première étape, tout en assurant sa transition; au-delà de son affectation, il confirme la vocation urbaine du Quartier Nord à travers la promenade sous ses arcades à double hauteur tout le long de la Rue Nord.

PROGRAMME

Exigences nombreuses et diverses pour un degré élevé de qualité générale.

Le programme qui a présidé à la construction des nouveaux bâtiments définit, outre les critères urbanistiques et formels, une adaptation absolue aux besoins de l’exploitation et la meilleure souplesse d’utilisation possible.

La réalisation comprend plus de 91'000 m3 SIA pour la partie BM/EM et près de 35’000m3 SIA pour le BP. Ce dernier abrite les bureaux ainsi que des locaux destinés à l’administration. Le bloc BM/EM est équipé de salles blanches, de laboratoires de recherche et d’enseignement, de salles de cours et de post-formation.

Ces diverses affectations nécessitent un concept technique général clair et rigoureux, définissant notamment des cheminements de câbles et fluides adaptés aux nombreuses techniques présentes dans le bâtiment. Ce dernier répond par ailleurs, dans sa conception de base, à de nombreux critères constructifs, économiques et écologiques, l’ensemble devant être intégré pour la mise en œuvre.

PROJET

Conception architecturale et technique : une homogénéité constante.

Les principes constructifs retenus pour l’élaboration du projet restent fidèles aux intentions formulées dès l’abord; la coupe transversale met en évidence les trois parties qui divisent les bâtiments : deux secteurs latéraux destinés à l’accueil de bureaux et laboratoires, plus une zone centrale qui favorise l’aménagement de circulations horizontales, de puits de lumière et de passages pour les gaines techniques. Ces principes, adaptés en dimensions aux diverses fonctions des constructions, permettent d’apporter réponse au programme, tout en réservant le niveau 01 aux circulations piétonnes, en parfaite adéquation avec l’option générale qui régit l’ensemble de l’EPFL.

Les matériaux choisis reflètent la volonté de simplicité et le souci d’économie, soulignés et requis dès le concours. Cette détermination conduit à une logique de construction faite de rigueur conceptuelle et formelle et se conjugue avec le souci d’œuvrer selon le principe écologique du “ développement durable ”.

Cette option passe notamment par le choix de matériaux exigeant peu d’énergie à la fabrication, susceptibles d’utiliser des composants recyclés ou naturels, peu générateurs de nuisance, pouvant être mis en œuvre sans atteinte à l’environnement.

Diverses dispositions s’ajoutent à ces mesures : rétention ou réinfiltration des eaux de pluie, schéma énergétique basé sur l’usage aussi large que possible de la ventilation naturelle et de l’éclairage par la lumière du jour, par exemple.

Les façades à haut degré d’isolation thermique et le système de chauffage (PAC) à basse température et à vitesse d’écoulement autorégulée, forment un tout équilibré sur le plan du concept énergétique. Ce dernier est par ailleurs complété de divers principes simples mis en application dans les domaines de la ventilation/climatisation (récupération/évacuation à la source), des installations sanitaires (production d’eau chaude décentralisée et limitation des sources), et des installations électriques (régulations, limitation des puissances de consommation, gestion automatisée).