SITUATION
Anciens terrains industriels. Le complexe de l’Ecole technique des Montagnes Neuchâteloises s’inscrit dans la trame industrielle préexistante de la Ville du Locle. Il occupe en effet le site de l’ancienne fabrique de chocolat Klaus, démolie après acquisition du terrain à la suite de la faillite de l’entreprise. Les 8’393 m2 ainsi disponibles répondent aux nombreux critères fixés pour l’édification de la nouvelle école. Celle-ci résulte du regroupement des écoles techniques de la Chaux-deFonds et du Locle, instituts chers aux habitants des deux villes et que, seuls, des rapports d’échelles évidents ont permis de faire fusionner. Pratiquement plat, le terrain présente des dimensions équilibrées et prédisposées à ce type de construction, héritage de son ancienne affectation. Sa géotechnique nécessitait toutefois l’exécution de fondations pilotées pour permettre l’assise des bâtiments sur les couches stables du sous-sol, à quelque 12 m de profondeur.
PROGRAMME
Un potentiel d’accueil de huit cents élèves. Pour accueillir le potentiel d’élèves envisagé (800 personnes) ce ne sont pas moins de 21’648 m2 de surface brute de planchers, développés dans un volume SIA total de 100’854 m3, qu’il a fallu porter au programme.
Ce dernier vise bien évidemment à la réalisation des locaux d’enseignement les plus modernes, adaptés aux techniques enseignées à l’école (électrotechnique, mécanique, horlogerie, informatique) et il comprend, outre les locaux de service divers: 84 classes, 55 ateliers et laboratoires, 57 dépôts spéciaux et locaux techniques et 13 bureaux.
Bâti sur trois respectivement quatre étage au-dessus du rez, les bâtiments comprennent encore une aula de 300 places, un restaurant de 170 places et une cafétéria de 70 places.
Un garage souterrain peut accueillir 70 véhicules, tandis que les abris de protection civile sont dimensionnés pour loger 360 places protégées.
PROJET
Privilégier les aspects fonctionnels et la durabilité. Au-delà des exigences utilitaires et de confort à l’exploitation attendues d’une telle réalisation, le rapport coût/qualité exigé par les autorités a conduit vers des solutions performantes sur les deux plans: pour un investissement global de 44,5 millions - terrain non compris - le coût du CFC 2 revient à frs 360.—/m3 SIA, alors que les bâtiments, tant dans leur expression que dans leur nature, répondent parfaitement aux objectifs fixés.
L’assise du complexe est réalisée sur un réseau de 340 pieux de fondation, exécutés par forages de 80 cm de diamètre. Son implantation en “U” souligne les limites de la parcelle sur trois côtés et une unité centrale, reliées aux ailes de la construction par des passerelles vitrées, ponctue ce dispositif. L’ensemble affirme clairement le caractère des bâtiments de rives dont la géométrie est encore accentuée par la découpe longiligne des ouvertures en façade. Ces effets résultent du choix de construire en éléments préfabriqués lourds incluant un granulat de marbre de Carrare blanc, rapportés sur une structure porteuse périphérique et ponctuelle. Les façades ainsi déterminées sont garnies de vitrages bois-métal disposés en retrait du plan de façade. Le bâtiment médian, disposé sur une trame constructive plus petite en rapport avec ses fonctions spécifiques, est doté d’une structure en béton armé, parée également d’éléments préfabriqués blancs.
L’enveloppe des bâtiments, fermée par des toitures plates, est étanchée/isolée par système multicouche posé sur du verre cellulaire.
A l’intérieur, on a privilégié les aspects pratiques et la durabilité des matériaux, en choisissant des sols industriels sans joints ou des linoléums, des cloisons légères et pour quelques unes, amovibles. Dans les ateliers, les plafonds sont garnis de panneaux phoniques en bois agglomérés; pour les classes, ils sont composés de panneaux de fibres minérales et dans les circulations, de panneaux de métal.
Le bâtiment central, qui rempli la fonction d’élément d’accueil est équipé d’un ascenseur de 2’000 kg, doublés de deux cages d’escaliers.
Les bâtiments latéraux et frontaux sont destinés aux salles d’enseignement et sont dotés de deux ascenseurs de 1’000 kg ainsi que de deux cages d’escaliers.
La ventilation est réservée aux ateliers mécaniques et aux salles d’informatique, le secteur horlogerie étant par ailleurs équipé d’un système “vacuum” centralisé, tandis que l’air comprimé est installé en réseau dans tous les ateliers. La distribution d’électricité est assurée par câblage universel système “BUS/EIB”.







