Etablissements médicaux

Etablissements médicaux

Hôpital Riviera-Chablais, 1847 Rennaz

HISTORIQUE

Sur le plan politique, de longues discussions – près de 20 ans ! – ont été nécessaires pour aboutir à la décision de regrouper divers hôpitaux de la Riviera et du Chablais sur un site unique, dans la plaine du Rhône. Le projet de nouvelle construction est le fruit d’un concours d’architecture auquel ont pris part dix cabinets d’architectes suisses et européens. Le premier prix a été décerné en avril 2011 au projet « Soins et grand paysage » du groupement d’architectes formé par les cabinets GeninascaDelefortrie, à Neuchâtel, et Groupe-6, à Grenoble.

Cinq entreprises ont répondu à l’appel d’offres public lancé en juin 2013 pour ce projet d’envergure. Outre le prix, qui constituait le principal critère de sélection, les donneurs d’ordre ont accordé une grande importance à l’organisation de l’exécution du mandat, à la qualité technique de l’offre, aux projets de référence, à la structure des entreprises candidates, ainsi qu’aux qualifications des sous-traitants envisagés. Le 27 janvier 2014, en concertation avec le conseil d’établissement de l’Hôpital RivieraChablais (HRC) Vaud-Valais, la commission de construction a décidé d’attribuer le mandat à Steiner SA. L’Entreprise Générale bénéficie de plus de quarante ans d’expérience dans le domaine médical.

SITUATION

Le HRC, troisième plus gros hôpital de Suisse romande, est édifié sur une parcelle de 86 000 mètres carrés située entre l’autoroute A9 et la route du Vieux Séquoia, à Rennaz/VD. Accessible en transports publics et par la route, l’établissement est desservi par trois lignes de bus. Les Transports Publics du Chablais acheminent les visiteurs depuis Aigle, CarPostal depuis Monthey et les bus VeveyMontreux-Chillon-Villeneuve depuis la Riviera. Un parking de 700 places a été aménagé en face de l’hôpital.

CONCEPT ARCHITECTURAL

La stabilité du bâtiment en quatre parties est assurée par des piliers en béton massifs, ce qui autorise une marge de manœuvre importante en matière d’aménagement et une grande flexibilité au niveau des structures. Cela est particulièrement important dans un contexte d’évolution permanente des techniques médicales se traduisant par des innovations de grande ampleur, associées à de nouveaux processus. En outre, il sera possible de réaliser nettement plus d’interventions chirurgicales en ambulatoire. Pour toutes les opérations, la règle est la même : circuits courts, préparation rapide et remise à disposition tout aussi rapide des dix nouvelles salles d’opération. La planification du nouveau bâtiment a ainsi privilégié un concept de gestion garantissant des cheminements optimaux et des processus efficaces. La nouvelle infrastructure, plus rationnelle dans son fonctionnement, se veut clairement tournée vers l’avenir.

RÉALISATION

Quelque 1600 pieux enfoncés à 20 mètres de profondeur soutiennent les fondations du bâtiment. L’élément central du complexe est un bâtiment de 17,6 mètres de haut sur trois niveaux, qui revendique une surface totale de 67 000 mètres carrés. Le corps du bâtiment se subdivise en quatre blocs reliés entre eux par un module longitudinal central. Chaque bloc dispose d’une grande cour intérieure paysagée, garante d’un éclairage naturel optimal et d’une tranquillité parfaite. L’ensemble de ce bâtiment intégrant 6 000 tonnes d’acier et 70 kilomètres de réseau de distribution d’eau chaude et froide occupe une surface au sol de 115 mètres sur 215. On recense à l’intérieur 60 000 mètres carrés de murs crépis, 2 600 portes, 30 000 mètres carrés de revêtements de sol en PVC et 8 000 mètres carrés de parquet.

Les concepteurs ont eu recours à la technique du vibrocompactage qui garantit la fonctionnalité du réseau de canalisation en cas de séisme.

USAGE

Les deux premiers étages abritent l’administration, le service ambulatoire, la logistique, le secteur mère-enfant, ainsi que la plateforme technique (médecine d’urgence, imagerie médicale, soins intensifs, salles d’opération). Au troisième et dernier étage sont disposées les chambres des patients (adultes/mère-enfant). La capacité totale atteint 300 lits de soins aigus et peut être étendue au maximum à 360 lits. Une fois en pleine activité, le nouvel hôpital emploiera quelque 2000 personnes.

Le HRC satisfait aux principales exigences techniques et médicales d’un hôpital de dernière génération. Pour se repérer dans un tel bâtiment, un accent particulier a été apporté à la signalétique, qui se veut sobre, lisible – même pour les personnes malvoyantes – et intuitive. Cet édifice moderne et baigné de lumière crée un climat favorable à la récupération et rend le séjour à l’hôpital plus agréable. L’ensemble des chambres fait face à des patios végétalisés et à des murets qui protègent les patients des nuisances sonores environnantes, ceci sans entraver la vue sur le paysage des Alpes et du Chablais.

CONCEPT ÉNERGÉTIQUE

La production de chaleur, d’une puissance de 2 000 kW, est assurée par le réseau de chauffage à distance « Haut Lac ». La production de chaleur de secours est fournie par deux chaudières à gaz à condensation de 500 et 1 500 kW capables de subvenir aux 100 % des besoins en chaleur de I’hôpital. Des capteurs météo aux quatre points cardinaux, reliés à des régulateurs thermiques, permettent de maintenir en toute saison une température idéale à l’intérieur des murs.

La production d’eau glacée pour le confort, le rafraîchissement des locaux électriques et certains processus médicaux est fournie par trois machines de froid de 800 kW. En hiver, la production d’eau glacée est effectuée en free-cooling via un échangeur de 1 000 KW raccordé sur le réseau aérorefroidisseurs. La production d’eau chaude sanitaire est réalisée en cascade par une récupération de chaleur sur les groupes frigorifiques de confort, une récupération de chaleur sur les groupes frigorifiques des chambres froides de la cuisine et, au final, par le CAD ou la chaudière à gaz en fonction des niveaux de température demandés. Enfin, 3 300 panneaux solaires photovoltaïques ont été installés en toiture.